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 Une fille comme les autres

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Jensen Girl
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MessageSujet: Une fille comme les autres   Mar 01 Sep 2009, 09:45



Un simple fait-divers dans l’Amérique des années cinquante. Dans une banlieue paisible où la vie est tranquille et ordinaire, une adolescente, Meg, et sa jeune sœur handicapée ont été placées chez une tante éloignée après le décès de leurs parents.

La tante a une certaine idée de l’éducation. Ses brimades, d’abord anodines, font vite place à des accès de rage, des caprices cruels, et bientôt un atroce supplice dans lequel elle entraîne ses trois fils, puis les autres garçons du voisinage.

L’un d’eux, pourtant, refuse de participer mais ne peut se résoudre à s’opposer à l’autorité de cette femme. Il sait qu’il doit prendre une décision d’adulte : faire un choix entre l’amour et la luxure, entre la compassion et le mal.

« Une fille comme les autres est un livre animé d’une vie propre. Il ne se borne pas à promettre la terreur : il tient ses promesses. On ne peut pas s’arrêter de le lire. » Stephen King

« Voilà l’essentiel, l’horreur encastrée dans la littérature authentique, une plongée embarrassante dans la noirceur absolue, la face cachée de la tradition littéraire américaine. » Edward Bryant

_________________




Citation :
Now, these kids are not destined. In fact, loving each other was a byproduct of their destinies in the sense of their destinies brought them together, but them loving each other actually pushed against their destinies. Their destiny is the mission. Their love distracts from that. The mission wins out. This is their great tragedy. ~ anythingbutgrey, about Cangel

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MessageSujet: Re: Une fille comme les autres   Mar 01 Sep 2009, 10:03

Quelques avis trouvés sur let net:

Citation :
Une fille comme les autres est un roman d'horreur, mais pas un roman comme les autres. Sa lecture en est éprouvante, fascinante, dérangeante, presque malsaine. Pourtant, vous êtes poussés, page après page, jusqu'à sa fin, jusqu'à son atroce dénouement. Vous ne pouvez pas vous arrêter de lire : vous voulez savoir. Vous voulez savoir jusqu'où ira l'horreur et surtout, vous aimeriez comprendre pourquoi. Pourquoi et comment, lorsqu'on est une femme avec trois enfants, peut-on torturer une jeune fille de quatorze ans sous prétexte qu'elle-même est une femme et qu'elle doit comprendre l'horreur de son sexe, apprendre par la douleur à composer avec le funeste destin qui l'attend, fatalement putain et fille facile, future mère solitaire, dépressive et manipulée par les hommes.

Alors vous lisez, vous dévorez ce roman en vous raccrochant à David, seule once de lumière dans ces ténèbres, seule note d'espoir dans toute cette cruauté environnante à laquelle un adulte a donné accès. Mais vous enragez aussi, car David ne fait rien, il attend la suite ou choisi de ne pas voir. Cet adulte, Ruth, a donné le droit de le faire, alors pourquoi s'en priver, pourquoi ne pas enfin donner libre cours à ses pulsion de destruction les plus primales puisqu'on est encore des enfants et que l'on nous dit que ce que l'on fait est juste et bien ?
Une fille comme les autres est un roman terrifiant, mais terrifiant d'une horreur profondément ancrée dans le réel et dans le monde qui nous entoure, un monde dans lequel on préférerait parfois ne pas vivre. Car ce roman n'est pas fantastique, pas même la plus petite goutte de fantastique. Tout se qui s'y déroule est réel, vécu. Et d'autant plus vécu que ce livre est inspiré d'un fait divers qui se serait déroulé en 1965 aux Etats-Unis, même si Jack Ketchum a quant à lui préféré situer son action dans le New jersey des années 50. Une fille comme les autres est un vrai roman de terreur, un roman atroce, difficile à lire, difficile à supporter, comme le pire des films d'horreur. Un roman magistral par un auteur assez peu connu qui vous remuera jusqu'au plus profond de votre être. Une claque magistrale...

Citation :
Megan Loughlin et sa petite soeur Susan viennent vivre chez les Chandler après la mort de leurs deux parents dans un terrible accident de voiture. Blessées tant physiquement que moralement, les deux adolescentes vont trouver refuge chez leur tante qui va désormais leur accorder son foyer. Cette tante, c'est Ruth, une femme débonnaire, aigrie contre les hommes mais charmante et pleine d'humour qui élève seule ses trois fils, Woofer, Willy et Donnie, une femme agréable et adorable avec tous les gosses de la rue. Ruth, c'est la mère peu contrariante et accueillante qui fume cigarette sur cigarette et offre en cachette et avec un clin d'oeil une bière aux garçons, le modèle de la femme sans problème chez qui on ne peut forcément que se trouver bien. Sauf que Ruth a pourtant un vrai problème : elle ne supporte pas les femmes et, au fond, se déteste elle-même.

Alors quand Meg va commencer à se plaindre de mauvais traitements et de manque d'amour, personne ne la croira : si elle s'est fait battre, s'est qu'elle avait sans doute fait quelque chose pour cela. Même David, le narrateur, tombé amoureux d'elle dès le premier jour ne saura entendre à temps son appel à l'aide et sera le complice passible des actes innommables que Ruth, ses enfants et tous les gosses du quartier feront subir à Ruth. Meg était une fille comme les autres, peut-être même un fille meilleure que les autres. Pourtant, elle va connaître l'horreur le plus noire et la cruauté la plus inimaginable. Il paraît que les enfants sont cruels. Alors imaginez jusqu'où ils sont capables d'aller lorsque la cruauté est autorisée par un adulte. Imaginez ce que peut ressentir une adolescente nue, enchaînée, et livrée aux caprices d'une bande d'adolescents qui ne réalise pas la portée de leurs actes et à une femme folle à lier, prêtes à toutes les tortures pour lui faire regretter d'être ce qu'elle est : une femme. Et imaginez enfin ce que peut ressentir sa petite soeur, forcée d'assister à toutes ces horreurs. Terrible, choquant...

Une fille comme les autres est un roman à lire à tout prix si vous vous en sentez le courage. Comme le dit si bien Stephen King, "ce roman ne se borne pas à promettre la terreur, il tient ses promesses". Comment peut-on franchir ainsi la limite qui sépare le fantasme et la réalité en matière de violence et de torture ? Comment peut-on assister au spectacle de la déchéance la plus totale sans réagir, sinon trop tard, lorsqu'on est pourtant un garçon au coeur bon comme David ? Comment peut-on se trouver aspiré dans cette spirale écarlate et accepter ensuite de continuer à vivre avec cela sur la conscience ? Au-delà de toutes ces questions, c'est aussi une excellente peinture de l'Amérique des année 50 qui nous est offerte par Jack Ketchum, un roman qui commencerait un peu comme l'attrape-coeur de J.D Salinger pour finir en snuff-movie...

Un roman qui commence tout doucement, tranquillement, au rythme d'Elvis Presley, des fêtes foraines, de coca colas bien frais, des clopes fumées en douce et des playboys lus en cachette. Une petite vie tranquille et sans histoire de banlieue sûre jusqu'à ce que la belle Meg fasse son apparition et libère malgré elle les pulsions les plus primaires en toute impunité. Et le pire dans tout cela, c'est le silence. Cette façon absurde qu'ont les gens de devenir aveugles à la détresse des autres, de devenir complice des actes les plus atroces par lâcheté, confort et faiblesse. David, c'est un peu l'être humain symbolisé, celui qui s'est toujours voilé la face tout au long de l'histoire, préférant ne pas réagir plutôt que de se trouver impliqué. Et à côté, il y a meg, sa dignité, son courage et son honneur bafoué. Une fille comme les autres est un roman difficile, certes, mais un roman intelligent qui donne à réfléchir sur la nature humaine. Le constat est affligeant. Et vous, qu'auriez-vous fait à la place de David ?


Citation :
Dans son introduction à Une fille comme les autres (1989), Stephen King nous prévient : ce roman « ne se contente pas de vaines promesses de terreur, il terrifie pour de bon ». Et sans doute, l’auteur de Carrie est-il encore en dessous de la vérité. Pour être parfaitement juste, il faudrait ajouter qu’une jeune fille comme les autres est terrifiant, parfois quasiment illisible ; à la terreur s’ajoute le dégoût, la haine, l’horreur absolue. Bref, il s’agit, sans aucun doute, du livre le plus effrayant qui soit. Un roman impossible à conseiller. Et pourtant, Une fille comme les autres est également, à n’en pas douter, l’un des meilleurs romans publiés en France l’année dernière. L’histoire peut-être résumée en quelques phrases : aux Etats-Unis, dans les années 50, dans une petite bourgade comme les autres, Ruth Chandler recueille ses deux nièces, Meg et Susan, dont les parents sont morts dans un accident de voiture. Avec ses trois fils, puis avec d’autres gamins du quartier – dont David le narrateur –, Ruth va infliger à Meg les pires sévices, les actes tortures les plus abominables. Enfermée dans un abri atomique, au sous-sol de la maison des Chandler, Meg va devenir la chose des autres enfants qui, tous, obéissent aux ordres de Ruth. Ajoutons, qu’il s’agit là d’une histoire inspirée d’un fait divers et que Ketchum, dans sa postface, précise qu’il a adouci un peu ce qui était arrivé. Si ce roman est si terrifiant, au-delà même des horreurs qu’il raconte, c’est parce qu’il repose sur un parti pris narratif audacieux. Le récit est donc mené, trente ans après les faits, par David, le voisin des Chandler et le meilleur ami de l’un des fils de Ruth. Au début du roman, David ressemble un peu aux gosses des romans de Stephen King. C’est un jeune adolescent que rien ne distingue des autres : il aime faire les quatre cents coups avec ses copains, tombe sous le charme de la jolie Meg ; toutefois il avoue prendre plaisir à certains jeux quelque peu pervers. Surtout, il adore Ruth, cette maman pas comme les autres, qui les autorise à boire de la bière, à fumer, qu’il accueille toujours avec gentillesse. Lorsque l’horreur commence, David continue à admirer Ruth : grâce aux humiliations qu’elle fait subir à Meg, elle permet à David et à ses copains de découvrir une sorte de plaisir, lié à leur sexualité naissante et à la cruauté. David observe, regarde, ne participe pas directement mais, pour rien au monde, il ne raterait ce qui se passe chez ses voisins. Autrement dit, nous lecteurs, nous ne pouvons nous empêcher de haïr ce narrateur qui sait, mais qui ne fait rien. Et les sévices se poursuivent, et chaque jour on monte d’un cran dans la cruauté. Certes, progressivement, la conscience de David s’éveille et il essaiera même d’aider Meg. Mais il agira trop tard, et pour cette raison, on ne peut jamais lui pardonner sa complicité passive et son silence alors qu’il aurait pu mettre un terme à tout cela. Le roman repose donc sur cette ambiguïté du narrateur qui n’est pas un monstre déshumanisé comme le Patrick Bateman d’American Psycho. L’horreur s’en trouve donc accrue. Par ailleurs, la position même de David permet à Ketchum de jouer sur les non-dits. En effet, David est le voisin des Chandler. Aussi n’assiste-t-il pas à tout : les silences, les vides qui trouent la narration des événements ajoutent là encore à la terreur, car c’est alors l’imagination du lecteur qui prend le relais. Parfois, lorsque l’horreur devient totalement insoutenable, David choisit même de ne pas nous raconter : « Ne comptez pas sur moi pour vous raconter. Je m’y refuse. Plutôt mourir que de décrire certaines choses. En avoir été le témoin peut vous amener à regretter de ne pas être mort avant. J’ai regardé et j’ai vu ». C’est sans doute dans ces passages-là, lorsque le non-dit devient plus important que le texte lui-même, que le roman est le plus insoutenable. Et pourtant, à la manière de David qui ne peut s’empêcher de revenir encore et encore chez les Chandler, nous continuons de tourner les pages, les yeux écarquillés, la gorge sèche. On oscille, là encore, entre l’horreur absolue et une haine indicible pour les personnages. Ketchum évite le voyeurisme et le grand guignol : il assène des phrases sèches, limpides et glaçantes. Une fille comme les autres tient donc plus de l’expérience de lecture que du roman de terreur. Ketchum, parce qu’il maîtrise parfaitement l’art de la suggestion, nous laisse entrevoir ce qu’est réellement la maltraitante. Le livre refermé, les images continuent de nous hanter et pourtant, nous en sommes certains, jamais nous ne relirons Une fille comme les autres.

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MessageSujet: Re: Une fille comme les autres   Mar 01 Sep 2009, 10:11

Franchement? C'est le livre le plus horrible que j'ai jamais lu! Et pourtant, j'en ai lu des trucs hards, du style Vendue ou Brûlée vive. Mais ici... C'est un plongeon dans l'horreur pure. Et je ne parle pas de l'horreur des films d'horreur, où on cherche à faire peur. C'est bien pire que ça! C'est de l'horreur par rapport à ce qu'on lit, ce qu'on découvrit, de façon tellement subtile et suggestive qu'on voit tout dans sa tête!

J'ai pas encore fini le livre, j'en suis au 3/4, mais c'est vraiment J'ai rarement ressenti autant d'émotions négatives en lisant un truc. Je veux dire, de la tristesse, de l'empathie, ... C'est du déjà vu, mais une haine et une colère viscérale? C'est la première fois! Plus je tourne les pages, plus j'ai envie d'entrer dans le livre, pour aider cette pauvre fille, corriger ces p'tits merdeux et foutre mon poing (et peut-être mon pied, et tout ce que je pourrais trouver) dans la gueule de cette sale p*** de femme!

Le pire reste quand même que c'est inspiré de faits réels, et apparemment, l'auteur a un peu adouci les faits Shocked

Je pense que c'est à lire, juste une fois, histoire de se prendre une bonne claque dans la figure. Et, apparemment, y a un film tiré du livre, et ma soeur (qui l'a vu, c'est d'ailleurs elle qui a acheté le livre), m'a dit que c'est le premier film qu'elle voit aussi fidèle à l'oeuvre qui l'inspire. A part deux scènes (assez hard), il est identique au livre...

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MessageSujet: Re: Une fille comme les autres   Mer 02 Sep 2009, 19:40

Wow, je ne connais pas du tout, mais une chose est sûre, tu donnes vraiment très envie de le lire ! J'apprécie beaucoup les lectures inspirées de faits réels, et là, le thème a l'air assez "violent" émotionnellement parlalnt... Bon, je suis obligée de me le procurer, c'est pas possible que je passe à côté ! (oui, oui, je lis déjà 5 autres livres, vais pas m'en sortir ).

Merci beaucoup de nous l'avoir fait découvrir en tout cas !!

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MessageSujet: Re: Une fille comme les autres   Mer 02 Sep 2009, 23:20

Moi c'est ma soeur qui m'a fait découvrir, et vraiment, j'en reviens toujours pas! C'est vraiment horrible, d'autant plus que, bah, c'est tiré d'une histoire vraie

A lire, franchement!

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